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Centre chirurgical viscéral et digestif à Lille
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Abords vasculaires du dialysé, cathéter de dialyse

   En cas d’insuffisance rénale terminale, c’est-à-dire lorsque les reins ne sont plus du tout capables d’assurer leur fonction, il n’y a que trois moyens de les remplacer :

   L’hémodialyse : une machine va assurer la fonction du rein en “filtrant” votre sang et le réinjectant une fois épuré.

   La dialyse péritonéale : on utilise alors les capacités de filtration du péritoine, membrane qui recouvre tous les organes à l’intérieur de l’abdomen.

   La greffe rénale : remplacement intégral du rein nécessitant des critères particuliers pour le receveur, un donneur compatible et un traitement immuno-suppresseur complémentaire. 

L'hémodialyse

   La connection au rein artificiel (la machine qui va filtrer votre sang) va nécessiter un accès à votre circulation sanguine et un débit de sang suffisamment important pour que cette filtration soit efficace et pas trop prolongée. La simple ponction d’une veine comme pour une perfusion ne fournirait pas un débit et une pression suffisante. Une ponction artérielle donnerait une bonne pression mais serait difficile, douloureuse et l’objet de saignements importants. Il faut donc recourir soit à une fistule artérioveineuse, soit à la pose d’un cathéter de dialyse.

Fistule artério-veineuse : 

   Le but est de venir mettre en communication une veine superficielle de l’avant-bras avec une artère plus profonde. Le sang de l’artère à forte pression va ainsi pouvoir passer dans la veine superficielle en gardant la même pression. Cette veine va progressivement se dilater, s’épaissir. On dit qu’elle “s’artérialise”. Elle va aussi devenir plus facilement repérable en surface pour faciliter sa ponction. Cette modification de la veine va prendre plusieurs semaines. C’est pour cela qu’il vaut mieux anticiper la réalisation de cette fistule avant que la fonction rénale ne soit totalement défaillante. On réalise le plus souvent au préalable un examen doppler des artères et des veines des membres supérieures pour décider quel sera le meilleur site d’implantation pour cette fistule. L’intervention est réalisée le plus souvent sous anesthésie loco-régionale (on n’endort que le bras concerné) avec un séjour de 24 H.

Cathéters de dialyse :

Lorsque la prise en charge de l’insuffisance rénale est trop tardive ou si la défaillance des reins se produit brutalement, on ne dispose pas suffisamment de temps pour réaliser une fistule artério-veineuse. On a alors recours à la pose d’un cathéter. Il s’agit d’un tuyau à double canal, un canal qui amènera le sang du corps au rein artificiel et un canal par lequel le sang épuré sera réinjecté dans votre circulation. En situation d’urgence, le cathéter sera posé dans une veine fémorale par ponction directe. Si on dispose de plus de temps, on préfère le poser au niveau du cou, dans la veine jugulaire. Le cathéter chemine alors sous la peau, du cou à la face antérieure du thorax, ce qui limite les risques secondaires d’infections. La pose du cathéter se fait le plus souvent sous anesthésie locale.

La dialyse péritonéale

Le principe est d’utiliser le péritoine comme membrane d’échange entre votre sang et du liquide introduit à l’intérieur de votre cavité abdominale. La composition de ce liquide permet de moduler le type de filtration attendue. Cela nécessite de mettre en place dans la cavité abdominale un tuyau (le cathéter) pour permettre d’introduire le liquide voulu, puis de le vidanger secondairement après le délai de filtration. Dans l’idéal, la pose se fait sous coelioscopie, ce qui nécessite une anesthésie générale. Il est aussi possible de le faire sous anesthésie locale en cas de contre-indication. L’utilisation réelle du cathéter en dialyse ne sera envisagée qu’après un délai minimal de cicatrisation d’un mois.

Schéma d'une fistule artério-veineuse
Exemple de cathéter de dialyse double voie