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Centre chirurgical viscéral et digestif à Lille
Le centre Nord Chirurgie à Lille vous accompagne afin de traiter vos différentes pathologies chirurgicales viscérales et digestives.
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HERNIES INGUINALES ET CRURALES

La région de l’aine est une région carrefour où la paroi abdominale est traversée par des éléments anatomiques. Le canal inguinal laisse passer chez l’homme les éléments qui vont aux testicules, et chez la femme un ligament qui suspend l’utérus. Le canal crural, juste en dessous, laisse passer l’artère et la veine du membre inférieur. Ces zones de traversée constituent des points de faiblesse qui, avec le temps, peuvent se relâcher, s’élargir et laisser passer des éléments qui sont normalement à l’intérieur de la cavité abdominale.

Cela se traduit par l’apparition progressive d’un gonflement de région, variable dans le temps, souvent augmenté à l’occasion des efforts et de la position debout prolongée

Il n’y a aucune guérison spontanée possible. Une fois en place, l’évolution se fait vers l’augmentation progressive de volume. La vitesse de développement est extrêmement variable. La gêne locale va dépendre du volume de la hernie et du diamètre du collet, l’orifice par lequel s’extériorise la hernie.

Le risque le plus important est l’étranglement. La hernie devient brutalement très douloureuse, les éléments extériorisés ne peuvent plus être repoussés dans l’abdomen (hernie irréductible). Il s’agit alors d’une urgence chirurgicale pour éviter une évolution vers l’occlusion ou la péritonite.

Le seul traitement est la chirurgie. Les bandages herniaires sont réservés aux personnes dont le risque chirurgical est majeur ou dans l’attente d’une mise en condition favorable pour la chirurgie. Votre chirurgien jugera selon l’examen et votre activité du degré d’urgence à vous faire opérer.

Chez l’adulte, la réparation de la paroi abdominale sera renforcée par la pose d’une prothèse (appelé aussi voile, filet, plaque…). Cela n’est pas nécessaire chez l’enfant.

La réparation et la pose de la prothèse peut se faire sous cœlioscopie avec un abord par le nombril et des mini-incisions pour passer les instruments. Elle peut aussi se faire par une incision directement en regard de la région inguinale. Le choix se fait selon l’âge, le volume de la hernie, vos antécédents chirurgicaux ou simplement les habitudes du chirurgien.

La cœlioscopie impose une anesthésie générale, l’abord direct peut éventuellement se faire sous anesthésie loco-régionale. Actuellement, quelle que soit la technique, la grande majorité des interventions se fait en chirurgie ambulatoire (entrée le matin et sortie le soir).

Il n’y a aucune restriction aux déplacements courants (marche, montée d’escaliers, conduite à partir du lendemain…). Il n’y a pas non plus de restriction alimentaire. En revanche, il est impératif d’éviter tout port de charges de plus de 10 kg ou toute activité sportive pendant un minimum d’un mois.

Il est possible, dans les jours qui suivent l’intervention que s’extériorise un « bleu » ou ecchymose. Ce changement de coloration, quelquefois impressionnant, n’a aucune valeur de gravité. Les tissus vont passer par différentes couleurs et la peau retrouve ensuite sa coloration normale.

La réapparition précoce d’une tuméfaction dans la zone opérée n’est que rarement synonyme de récidive. Il peut aussi s’agir d’un hématome ou d’une simple collection de liquide qui vient occuper la place libérée par le volume de la hernie. Le meilleur moyen est alors de faire une échographie de vérification et de reconsulter pour faire la part des choses.

Une part minime de patients va développer des douleurs chroniques. Il est important de bien les caractériser car certains types de douleurs ne relèvent pas du traitement antalgique habituel mais de médicaments plus spécifiques. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons une consultation de contrôle de principe à un mois de l’intervention.